Holland & Knight, qui emploie environ 2 200 avocats, a indiqué qu’un acteur malveillant avait utilisé l’ingénierie sociale pour obtenir un accès distant à un ordinateur. Squire Patton Boggs, fort d’environ 2 600 avocats, a évoqué l’accès non autorisé à un ensemble limité d’informations.

L’ingénierie sociale contourne la technologie

Les deux structures ont déclaré que leurs services n’avaient pas été interrompus. Chez Nelson Mullins, un groupe ciblant les cabinets juridiques aurait accédé au portable d’un seul utilisateur et copié certains documents disponibles depuis ce poste.

Un périmètre technique réduit peut néanmoins contenir des informations extrêmement sensibles. La continuité de service ne signifie donc pas que l’incident est mineur.

Le prestataire devient une extension du périmètre

Une entreprise peut sécuriser ses serveurs tout en transmettant des documents à ses avocats, comptables, assureurs ou consultants. Chacun devient un dépositaire du risque.

Les directions doivent connaître les informations confiées à chaque prestataire, leur durée de conservation et les personnes autorisées à y accéder. Une clause contractuelle doit être complétée par des vérifications, un accès minimal et un plan commun de notification.

La continuité d’activité ne suffit pas

La cybersécurité protège disponibilité, intégrité et confidentialité. Ici, les cabinets disent avoir maintenu leurs opérations, mais des informations personnelles ont malgré tout été exposées.

Il faut déterminer quelles données ont été consultées, qui doit être informé et si des documents peuvent alimenter une fraude ultérieure. Les notifications et contentieux durent souvent bien plus longtemps que l’intrusion.

Accès minimal, preuve et responsabilité partagée

Réduire ce qu’un seul compte peut voir, conserver des journaux exploitables et clarifier la responsabilité entre entreprise, prestataire et sous-traitants sont les trois priorités.

La question n’est plus seulement « notre réseau est-il protégé ? », mais « quelles organisations peuvent accéder à nos données et comment le démontrent-elles ? ».

Conclusion : la chaîne de confiance numérique peut se rompre chez un partenaire et parfois depuis un seul appareil. La réponse durable passe par moins d’accès permanents, davantage de traçabilité et une gestion collective des incidents.